7 février 2026 - 19:30
Des documents rendus publics évoquent des dons attribués à Jeffrey Epstein à l’armée de l’entité sioniste et à une structure liée aux colonies

Des documents présentés comme récemment rendus accessibles au public affirment que Jeffrey Epstein, impliqué dans des affaires d’exploitation sexuelle de mineures, aurait versé des fonds à l’armée de l’entité sioniste et à une organisation accusée de soutenir financièrement des colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés.

Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Selon des informations relayées par plusieurs plateformes médiatiques et chercheurs, ces documents — décrits selon les sources comme « déclassifiés », « déscellés » ou extraits d’archives rendues consultables — mentionneraient des contributions financières attribuées à Jeffrey Epstein au profit de structures liées, d’une part, à l’appareil militaire de l’entité sioniste et, d’autre part, à une organisation active dans la collecte et l’acheminement de fonds vers des implantations coloniales en Cisjordanie occupée.

D’après les éléments diffusés, certaines pièces incluraient des références à des dons, à des reçus, à des correspondances ou à des enregistrements comptables. Toutefois, des observateurs soulignent que la nature exacte des documents (dossier judiciaire, archives administratives, documents obtenus via des procédures d’accès à l’information) n’est pas uniformément précisée selon les sources, et que l’authentification complète, la contextualisation et la chaîne de provenance restent indispensables avant toute conclusion définitive.

Le point le plus sensible de ces révélations présumées concerne la mention d’une organisation décrite comme finançant ou facilitant le financement de colonies dans les territoires palestiniens occupés. Sur le plan du droit international, les Nations unies ont rappelé à plusieurs reprises que la colonisation d’un territoire occupé constitue une violation des obligations internationales. Des ONG de défense des droits humains dénoncent, de leur côté, l’existence de réseaux de collecte de fonds transnationaux qui contribuent à consolider des faits accomplis sur le terrain et à aggraver les atteintes aux droits fondamentaux des Palestiniens.

Dans les débats déclenchés par ces publications, plusieurs analystes mettent en avant la dimension financière et réglementaire : si les dons évoqués ont transité par des organismes enregistrés à l’étranger (fondations, associations, relais de collecte), la question de la conformité bancaire, de la diligence raisonnable et de la traçabilité se pose, notamment concernant l’identification des bénéficiaires finaux et la destination effective des fonds. Des spécialistes rappellent que, selon les juridictions, les flux financiers liés à des activités considérées comme illégales au regard du droit international peuvent faire l’objet d’examens, d’enquêtes de transparence ou de contentieux.

Jeffrey Epstein, décédé en 2019, demeure au centre d’un dossier criminel retentissant, associé à des enquêtes multiples et à un réseau relationnel controversé. Des commentateurs estiment que l’apparition de nouvelles pièces — si leur authenticité est confirmée — relancerait les interrogations sur l’usage de canaux de dons et de mécénat pour construire une image publique, établir des liens et accéder à certains milieux, malgré la gravité des crimes qui lui étaient reprochés.

À ce stade, aucune compilation officielle unique n’a été publiée permettant de confirmer de manière exhaustive les montants, les dates, les intermédiaires et l’identité précise de toutes les structures mentionnées. Des journalistes indiquent poursuivre des recoupements avec des registres publics (associations, fondations), des archives judiciaires et d’autres sources primaires afin d’évaluer la solidité des allégations.

Pour des acteurs de la société civile pro-palestinienne, cette affaire souligne surtout l’importance de la transparence sur les circuits de financement liés à l’occupation et à la colonisation. Ils appellent à des investigations indépendantes, estimant que l’examen des flux financiers — au-delà du caractère sensationnel du dossier Epstein — relève d’un enjeu de responsabilité et de reddition de comptes face aux violations persistantes des droits du peuple palestinien.

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